« Le racisme est un système social qui repose sur deux notions principales : la différence et le pouvoir. Il suppose que certains groupes sont fondamentalement (voire naturellement) différents des autres, et s’appuie sur cette différence pour justifier une hiérarchisation et des inégalités. Le racisme classe, exclut et discrimine sur la base de critères tels que :

  • l’origine,
  • la couleur de peau,
  • la religion
  • ou la culture.

Il se manifeste à travers des comportements, discours ou pratiques, qui peuvent être intentionnels, mais aussi intériorisés ou perpétués de manière inconsciente. »

La discrimination raciale a une portée plus étroite que le racisme car elle fait partie du vocabulaire juridique qui vise à éliminer (ou a minima limiter) des pratiques interdites par la loi. Les discriminations disposent de définitions plus ou moins précises car celles-ci sont établies par le droit de sorte qu’elles s’imposent à tou·te·s.

Que dit la loi ?

En plus des accords internationaux adoptés par la Suisse, notamment la Convention européenne des droits de l’homme et la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, l’article 8 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse (révisée en 1999) prévoit l’interdiction de toute discrimination :

Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique.

En plus de cet article constitutionnel, le système juridique suisse est doté depuis 1994 de l’interdiction pénale de la discrimination et de l’incitation à la haine aussi communément appelé la norme pénale, ou loi anti-discrimination. L’article 261 bis protège pénalement contre la discrimination fondée sur la race, l’origine ethnique, la religion et, depuis 2020, l’orientation sexuelle.

Pour le Tribunal fédéral, la notion de « race » renvoie à la couleur de peau, tandis que le concept d’ethnie désigne l’appartenance à une culture particulière, transmise par la langue, les coutumes et les traditions.

En Suisse, la discrimination raciale constitue donc un comportement illégal et sanctionné par le droit, mais qui peut néanmoins se manifester dans de nombreux aspects de la vie quotidienne : emploi, logement, accès aux loisirs, aux services publics, à l’éducation ou encore aux soins de santé.

Concrètement, elle se traduit par des pratiques telles que :

  • l’affectation injustifiée d’un·e employé·e non Blanc·he à un poste sans perspectives d’évolution,
  • le refus de louer un appartement en raison de l’origine réelle ou supposée d’une personne,
  • ou encore des contrôles policiers ciblant de manière arbitraire certains groupes appartenant à une minorité raciale.

Pour plus d'informations : Loi antiraciste


En Suisse romande, plusieurs dispositifs existent pour soutenir les personnes (victimes et témoins) confrontées au racisme :

Le racisme est un phénomène complexe, mais il n’est jamais acceptable pour une personne de le subir ou alors de le faire subir à quelqu’un d’autre.

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