On parle souvent de la famille comme du premier cercle important dans la vie. Pourtant, avec le temps, d’autres liens peuvent prendre une place tout aussi essentielle : les amitiés.

Ce ne sont pas seulement des relations sociales, mais des personnes avec qui on partage des moments, des émotions, et aussi des parties de soi.

Les ami·e·s peuvent aussi nous aider à découvrir différentes facettes de notre personnalité, à mieux nous comprendre, et à nous sentir soutenu·e dans ce qu’on traverse.

D’une certaine manière, on pourrait dire que l’amitié prend soin de nous. Elle peut apaiser, renforcer, et contribuer à notre équilibre. C’est pour cela qu’on parle parfois des ami·e·s comme d’une « deuxième famille ».

Des liens qu’on choisit

Contrairement à la famille, qu’on ne choisit pas, les amitiés se construisent volontairement. Elles naissent de rencontres, d’expériences partagées, et évoluent avec le temps.

Dans certains moments de vie (un déménagement, un changement d’études, ou simplement une période plus compliquée), les ami·e·s peuvent devenir des repères importants. Ce sont parfois elles et eux qui nous soutiennent au quotidien, qui nous comprennent, et avec qui on se sent vraiment soi-même.

Il n’est donc pas rare que certaines amitiés prennent une place proche de celle, par exemple, de frères ou sœurs, même sans lien de sang. On parle alors de « famille de cœur » : des liens choisis, construits avec le temps.

Ce qui fait une amitié forte

Toutes les amitiés ne se ressemblent pas, et nos attentes évoluent avec l’âge et l’expérience. On peut devenir plus attentif·ve à ce qu’on recherche dans une relation, et parfois aussi plus sélectif·ve.

Mais les liens les plus solides partagent certaines bases :
  • D’abord, la confiance. Pouvoir être soi-même, sans filtre, sans se sentir jugé·e. Dire ce qu’on pense ou ce qu’on ressent, même quand ce n’est pas simple.

  • Il y a aussi la réciprocité. Une amitié ne repose pas sur un seul côté : chacun·e donne et reçoit, à sa manière. L’équilibre n’est pas toujours parfait, mais il existe.

  • On retrouve aussi l’envie de partager du temps, des expériences, de créer des souvenirs ensemble. Même quand la distance ou le temps s’en mêlent, le lien reste présent.

  • La liberté est également importante. Une amitié ne devrait pas enfermer ni mettre de pression. Elle laisse de l’espace pour être soi, évoluer, et vivre d’autres choses.

  • Enfin, le soutien. Dans les moments difficiles comme dans les moments plus légers, les ami·e·s sont là. Se sentir écouté·e, compris·e ou encouragé·e fait partie de ce qui rend ces liens si précieux.

Des liens qui prennent de plus en plus de place

Aujourd’hui, les parcours de vie peuvent être plus « mobiles » que par le passé : études, travail, déménagements… Les repères changent, et les liens familiaux ne sont pas toujours proches, que ce soit géographiquement ou émotionnellement.

Dans ce contexte, les amitiés peuvent prendre une place plus centrale. Elles deviennent des espaces de stabilité, de soutien et d’appartenance, qui aident à traverser les différentes étapes de la vie.

On a aussi souvent tendance à considérer certaines formes d’amour comme plus importantes que d’autres, en mettant en avant la famille ou le couple. Pourtant, l’amitié est elle aussi une forme d’attachement forte, qui compte réellement dans notre bien-être.

Cela ne veut pas dire que les ami·e·s remplacent la famille, mais plutôt qu’elles et ils peuvent la compléter, et même, dans certains cas, en remplir certaines fonctions.

Au fond, qu’il s’agisse de famille ou d’amitié, avec ou sans lien de sang, ce qui compte reste la qualité du lien : se sentir respecté·e, compris·e et entouré·e.

Article proposé par Debra Lanfranconi, chargée de projet en promotion de la santé mentale et relu par CIAO

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