Grandir et entrer dans la vie adulte s'accompagnent souvent d’une transformation des amitiés. Entre le manque de temps, une meilleure connaissance de soi et l’envie de relations plus authentiques, certaines personnes remarquent que leur cercle d’ami·e·s se réduit. Cette évolution n’est pas problématique en soi.

Ce qui compte avant tout, c’est la satisfaction qu’on ressent dans sa vie sociale.

Pourquoi les amitiés évoluent-elles ?

En grandissant, les priorités changent et les moments partagés spontanément deviennent plus rares. D'autres relations peuvent aussi demander du temps et de l’énergie, comme une relation amoureuse, mais aussi la relation qu’on construit avec soi-même. Tout cela peut influencer la place qu’on accorde à ses amitiés.

Il y a des changements concrets :
  • À l’adolescence, les amitiés se construisent souvent autour d’un cadre commun (école, lieu de formation, activité sportive,...)

  • À l’âge adulte, le quotidien se transforme : entrée dans le monde du travail, déménagement, rythme différent,...

  • À cela s’ajoute une évolution plus personnelle.

Au fil des expériences, on apprend à mieux se connaître. Nos valeurs, nos priorités et notre vision du monde évoluent. Il devient alors naturel de porter un nouveau regard sur soi… et sur ses relations.

Certaines amitiés peuvent sembler moins compatibles avec la personne qu’on devient. Plus on se connaît, plus on prend conscience de ce qu’on attend d’une amitié.

Avec le temps, on recherche parfois moins la compagnie et davantage des liens basés sur la compréhension, les échanges et le soutien. On peut avoir tendance à devenir plus sélectif·ve, en privilégiant des affinités profondes plutôt que des relations plus liées aux circonstances.

La satisfaction plutôt que la quantité

Ces changements ne sont pas négatifs en soi : ils font partie d’un processus d’évolution. Ils peuvent aussi amener à entretenir ses relations de manière plus consciente et à investir son temps dans des liens qui comptent vraiment.

Ce qui importe est de se poser la question : suis-je satisfait·e de la qualité de mes amitiés ?

Si ce n’est pas le cas, il peut être utile de réfléchir à la place qu’on accorde aux différentes formes de liens. Par exemple, lorsqu’on est en couple, la relation amoureuse peut parfois prendre beaucoup de place, au détriment des amitiés. En réalité, ces différentes formes d’amour peuvent coexister et se compléter.

Si on souhaite élargir son cercle social, s’impliquer dans des contextes où on rencontre des personnes qui partagent ses intérêts, passions et valeurs peut être un premier pas.

Avoir moins d’amitiés proches ne signifie pas forcément avoir moins de relations. Certaines deviennent simplement moins intenses.

Pour raviver des liens « dormants », un geste simple peut suffire : prendre son téléphone, regarder avec qui on échangeait il y a un an, envoyer un message ou proposer de se voir.

Parfois, on pourrait se rendre compte que sa « bulle sociale » est plus large qu’on ne le pensait. Et que ce ne sont pas tant les relations qui disparaissent que la manière de les vivre qui continue d’évoluer.


Article proposé par Debra Lanfranconi, chargée de projet en promotion de la santé mentale et relu par CIAO

En savoir plus sur les partenaires de ontécoute.ch

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération.

Ouvrir les actions