Une personne qui, par ses paroles, son attitude ou ses actions, attaque ou traite inégalement une autre personne sur la base d’une différence perçue est un·e auteur·e d’actes discriminatoires. La(les) différence(s), peu importe qu’elle(s) soit réelle(s) ou supposée(s), peut(peuvent) être relative(s) à divers dimensions ou caractéristiques :

  • la couleur de peau,
  • la nationalité,
  • l’orientation sexuelle,
  • le genre,
  • la religion
  • ou encore d’autres critères (par exemple, la situation de handicap).
Les idées et comportements racistes ou discriminatoires peuvent se manifester de manière consciente ou inconsciente.

Un·e auteur·e d’actes racistes ou discriminatoires peut être pleinement conscient·e de la portée de ses propos et actions. Toutefois dans certains cas, il·elle ne comprend ou ne sait pas que ses propos ou comportements sont racistes ou discriminatoires. Une personne peut également être consciente de la dimension discriminatoire de ce qu’elle dit ou fait, mais choisit d’en minimiser la portée ou de ne pas reconnaître publiquement qu’il s’agit de racisme ou de discrimination.

Les mécanismes qui conduisent une personne à développer un comportement, ou commettre des actes, racistes ou discriminatoires ressortent généralement d’une combinaison de facteurs et de dynamiques complexes.

Par ailleurs, il arrive qu’une personne auteure de tels comportements et actes ait, à un moment donné de sa propre trajectoire, été victime de situations de discrimination ou de marginalisation. Dans ce genre de situation, on peut observer un phénomène difficile à appréhender de reproduction d’un schéma d’exclusion subi.

Une démarche réflexive de remise en question est susceptible de permettre à une personne de prendre véritablement conscience de la dimension discriminatoire et de l’impact de ses actes pour, éventuellement, entamer un processus de changement.
  • Un tel processus demande cependant une capacité d’introspection et une volonté de déconstruire des systèmes de pensée et des préjugés qui peuvent être profondément ancrés.

Quelles qu’en soient les causes ou justifications, aucun acte raciste ou discriminatoire ne doit être toléré.

Pour les combattre et en limiter la fréquence, identifier, nommer et dénoncer explicitement ce qui relève du racisme et de la discrimination est très important. En Suisse, la discrimination, notamment raciale, est interdite par la loi et peut faire l'objet de sanctions pénales.

Une personne qui soutient, incite ou prend part à un acte ou une attitude raciste ou discriminatoire est un·e complice. Si son implication et la gravité de sa complicité peuvent varier, de l'encouragement passif à la participation active, un·e complice a néanmoins toujours à en assumer la responsabilité.

La lutte active contre le racisme et les discriminations au sens large va de la responsabilité de tous·tes.

Si tu es confronté·e à des actes ou situations de racisme, en tant que victime ou en tant que témoin, plusieurs ressources et structures de soutien sont disponibles pour te conseiller et t’orienter en Suisse romande. Tu peux les retrouver sur cette page.

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Avec le soutien financier de la Confédération.

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