Une personne vient de te confier qu'elle a été victime de violences sexuelles ? Comment aider ?
En le·la respectant, en l'écoutant et en le·la croyant.
Si la personne est majeure :
- La remercier pour sa confiance et lui exprimer ta compassion
- Lui exprimer l’interdit (éviter le mot « grave » qui est souvent trop dure pour la personne qui l’entend, tu peux par contre signifier que c’est « important »)
- Lui demander ce qu’elle attend de toi
- Si le danger est encore présent, réfléchir avec la personne pour savoir comment elle peut se mettre en sécurité et se protéger rapidement
- Ne pas agir à sa place, car il s'agit de son histoire, mais l’accompagner si elle le désire (donner des adresses)
- Voir avec la personne quelles sont les ressources sur lesquelles elle peut compter
Si la personne est mineure :
- La remercier pour sa confiance et lui exprimer ta compassion
- Lui exprimer l’interdit (éviter le mot « grave » qui est souvent trop dure pour la personne qui l’entend, tu peux par contre signifier que c’est « important »)
- Si le danger est encore présent, se faire conseiller par de professionnel·le·s (protection des mineurs / police / 147/ 143)
- Si le danger n’est plus présent, demander quel·le adulte de son entourage est au courant et s'assurer qu'elle soit entourée

Les seules personnes habilitées à « enquêter » (= savoir si c’est vrai ou non) sont les professionnel·le·s de la justice.
Si tu es témoin, tu peux demander à la victime de clarifier les faits : "peux-tu m'en dire plus ?". Tu peux l'inciter à partager son vécu, mais sans te montrer insistant·e et rester attentif·ve s’iel refuse de parler.
À garder en tête
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Se rappeler que la personne n’est pas « qu’une » victime
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Voir avec la personne quelles sont les ressources sur lesquelles elle peut compter