Comment construire ensemble des sociétés plus équitables ?
Dernière modification le 16 juillet 2026
Dans une société démocratique, des valeurs comme la justice, la liberté, la tolérance, la solidarité et le respect constituent le fondement de la vie collective.
Ces valeurs servent de base aux droits humains, qui garantissent à chaque personne des protections essentielles, quelle que soit son origine ou sa situation.
Ces droits sont inscrits dans des textes internationaux, telle que la Déclaration universelle des droits de l’Homme, et sont renforcés par des conventions régionales ou spécifiques.
Mais ce sont bien les États qui sont responsables de leur mise en œuvre et de sanctionner leurs violations. Dans la pratique, l’application de ces droits dépend souvent de la volonté politique et de l’efficacité des gouvernements.
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informer et sensibiliser son entourage sur ces droits,
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signaler et dénoncer les atteintes lorsqu’elles surviennent,
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et veiller à ce que toutes les personnes autour de soi puissent exercer leurs droits.
Dans la vie de tous les jours, il peut aussi être très utile d’adopter certaines postures et comportements qui contribuent à construire une société plus équitable, solidaire et agréable pour tou·te·s.
Refuser les discriminations et agir pour l’égalité
Pour construire une société plus juste, il est nécessaire de ne jamais accepter que certaines personnes soient traitées différemment en raison (notamment) de leur origine, de leur couleur de peau, de leur culture, de leur religion, de leur orientation sexuelle ou de leur genre.
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remettant en question les stéréotypes et refuser les paroles ou actes discriminatoires ;
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impulsant l’inclusion de tou·te·s dans les espaces d’étude, de travail ou de loisir ;
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donnant la parole à ceux que l’on entend moins (comme les minorités ou les personnes marginalisées) et en les écoutant activement.
Ces gestes participent activement à créer un climat non-excluant et bienveillant, même dans la vie quotidienne.
Reconnaître l’histoire et valoriser la mémoire collective
Comprendre les injustices passées est essentiel pour ne pas les reproduire. Chacun·e peut s’informer sur des événements historiques (notamment l’esclavage, la colonisation et la décolonisation, l’avènement des droits des femmes et des minorités sexuelles, les génocides) et réfléchir à leurs impacts sur la société actuelle.
Visibiliser et valoriser des récits et des cultures marginalisées est également une manière concrète d’élargir la compréhension du passé et du présent.
Ça peut permettre de donner à certains groupes souvent relégués au second plan, la place et la considération nécessaires pour se sentir légitimes au sein d’un pays ou d’une société.
Participer à des projets éducatifs ou culturels, partager ces connaissances et en discuter régulièrement avec son entourage sont des actions efficaces pour maintenir la mémoire et prévenir des injustices.
Développer des compétences pour vivre ensemble
Vivre en société demande des compétences relationnelles et civiques.
Chaque individu peut les pratiquer et les renforcer :
- Communiquer et confronter ses points de vue avec bienveillance ;
- Développer son empathie en se mettant à la place des autres pour mieux comprendre d’où elles·ils parlent et leurs besoins ;
- Appliquer la Règle d’or : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse » ;
- Identifier les stéréotypes et les idées reçues pour éviter de les reproduire à son tour ;
- Chercher à résoudre les conflits par le dialogue plutôt que par la confrontation ;
- Solliciter l’aide d’un tiers, comme un·e médiateur·ice, lorsque le conflit persiste.
S’ouvrir aux autres et créer des liens
S’ouvrir aux autres et créer des liens demande d’aller vers des personnes issues de cultures différentes et de chercher à comprendre leur manière de vivre. En posant des questions et en s’intéressant sincèrement aux histoires et aux différentes pratiques des autres, chacun·e est à même de à renforcer la compréhension mutuelle, d’enrichir ses relations sociales et de limiter des malentendus.
Participer à des projets communs (culturels, sportifs ou associatifs par exemple) permet de partager des expériences et des savoirs tout en construisant quelque chose ensemble.
Accompagner l’intégration
L’intégration vise à permettre aux nouveaux arrivant·e·s de s’installer et de participer pleinement à la vie de la société.
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accueillant et soutenant les personnes nouvellement arrivées dans les démarches administratives, scolaires ou professionnelles ;
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les incluant dans la vie sociale et culturelle ;
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respectant leurs identités et leurs cultures.
Il est important de distinguer intégration et assimilation : l’assimilation exige l’abandon complet de la culture d’origine, ce qui n’est pas nécessaire pour être intégré·e. Comprendre cette distinction aide à réduire la pression sociale sur les nouve·lles·aux venu·e·s.
Protéger l’environnement
Vivre ensemble implique également de partager et de protéger la planète.
Recycler, réduire sa consommation d’énergie ou d’eau, limiter le gaspillage et privilégier des achats responsables sont des gestes concrets pour y contribuer. On peut aussi s’investir dans des projets locaux ou des initiatives pour l’écologie.
Article proposé par CIAO et relu par le Bureau cantonal pour l'intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI)