La Suisse : une démocratie
Dernière modification le 16 juillet 2026
La Suisse est une démocratie. Dans une démocratie, le pouvoir politique appartient au peuple. C'est-à-dire que les citoyen·ne·s suisses prennent part aux décisions soit en exerçant leur droit de vote, soit en élisant des représentant·e·s chargé·e·s de décider en leur nom.
Ce type de régime politique garantit à chacun·e des droits fondamentaux et une protection par la loi.
Toutefois, même dans une démocratie, des formes de racisme et de discriminations persistent et doivent être activement combattues.
La démocratie n’est donc pas seulement un cadre politique et juridique, mais aussi un projet collectif qui demande un effort constant pour que la justice et l’égalité soient réalisées.
Contrairement aux systèmes politiques où l’autorité est concentrée entre les mains d’une seule personne ou d’un petit groupe, la démocratie repose sur plusieurs principes essentiels :
- Une Constitution qui définit les droits, les libertés et le fonctionnement des institutions.
- La décision majoritaire qui permet de choisir collectivement la solution soutenue par le plus grand nombre.
- La séparation des pouvoirs pour éviter les abus : le Parlement élabore les lois, le Gouvernement les applique et les tribunaux contrôlent leur bonne application
- La participation populaire par le biais des élections et du vote aux initiatives ou référendums.
- Le pluralisme politique qui garantit la présence de plusieurs partis et donc la possibilité de choisir entre différentes visions, idées et programmes politiques.
Les repères de la démocratie
Vivre en démocratie implique des responsabilités : s’informer, participer aux votes, exprimer ses opinions tout en respectant celles des autres. C’est seulement au moyen de cette participation citoyenne active que la démocratie (suisse) peut fonctionner et garantir les droits et libertés de tou·te·s.
Sur le plan politique, les systèmes démocratiques permettent d'élaborer des compromis les plus équitables possibles qui sont ensuite acceptés par un vote au parlement ou un vote des citoyen·ne·s. L’objectif est de construire des décisions justes et légitimes.
Liberté d’expression
La liberté d'expression et d'opinion est un droit fondamental et essentiel en démocratie. Il est mentionné dans l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Cela ne signifie pas pour autant qu'on peut dire n'importe quoi, n'importe où sans aucune restriction : la liberté d'expression n'est pas un droit absolu.
La règle générale est la liberté d'expression. Quelques exceptions sont néanmoins décidées par des lois. En Suisse, l'article 261bis du Code pénal, L'interdiction de l'incitation à la haine raciale et celle de l'atteinte à la liberté de croyance constituent par exemple des exceptions au principe de la liberté d'expression.
Le racisme n’est pas une opinion comme une autre : il cible l’identité même d’une personne pour l’inférioriser et la traiter différemment.
Les lois qui restreignent la liberté d'expression au nom d'autres droits fondamentaux ou de l'ordre public sont appliquées par les tribunaux.
Justice : principes d’égalité et d’équité
La justice dans une société repose sur la recherche d’un équilibre entre égalité et équité : il s’agit de garantir les mêmes droits à tou·te·s, tout en tenant compte des différences pour que chacun·e puisse bénéficier de conditions justes.
L’égalité est un principe fondamental selon lequel tous les individu·e·s doivent bénéficier des mêmes droits et être traités de manière identique dans des situations comparables.
L’équité n’est pas synonyme d’égalité. Ce sont deux choses différentes et il est important de savoir les distinguer et les traiter comme telles.
L'équité est une manière d'arriver à l'égalité, ou à la justice réelle, quand les circonstances des personnes sont différentes. Dans le cadre de l’équité, la loi ou les règles s’appliquent à tous, mais elles peuvent être adaptées pour répondre aux situations particulières et limiter les inégalités.
Autrement dit, l’équité c’est le souci d'organiser la société selon des principes qui tiennent compte des inégalités (différences) entre ses membres.
Tolérance et respect
La tolérance et le respect sont deux valeurs essentielles pour vivre ensemble dans une société démocratique. La tolérance consiste à reconnaître et accepter que chacun·e puisse être différent·e et vivre selon ses propres valeurs. Elle implique un effort de compréhension mutuelle et de dialogue.
À l’inverse, la discrimination, l’exclusion ou la marginalisation représentent des formes d’intolérance. Celle-ci survient fréquemment lorsque l’on refuse ou néglige de chercher à comprendre autrui.
Le respect complète, ou renforce en quelque sorte, la tolérance : il ne peut exister que lorsqu’il est réciproque et appliqué dans les deux sens.
Article proposé par CIAO et relu par le Bureau cantonal pour l'intégration des étrangers et la prévention du racisme (BCI)