Les sites internet sont très attrayants et sont faits pour susciter l’envie d'acheter. L'offre est infinie. En quelques clics, le montant des achats peut vite exploser le budget. À quoi faut-il penser ? Voici quelques infos utiles à connaître.
Se renseigner sur le site d’achat
- Un site qui n’indique pas de coordonnées (nom exact de l’entreprise, adresse postale, e-mail, téléphone) ou qui renvoie à une adresse fictive (boîte aux lettres plutôt que le siège ou une succursale) a peut-être quelque chose à cacher. Une entreprise située en Suisse présente l’avantage d’être soumise à la loi et permet aux autorités d’intervenir en cas de fraude. Mais les sites en .ch ne sont pas forcément des entreprises installées en Suisse.
- La réputation du site d’achat/fournisseur est un autre indice. Le site du SECO dénonce certains vendeurs ou sites frauduleux.
- La présence de conditions générales de vente détaillées offre un troisième indice parce qu’elles ont des valeurs contractuelles qui soumettent le·la vendeur·euse à des obligations légales. Leur absence n’est souvent pas un bon signe.
Des frais supplémentaires ?
Tout dépend. Certains produits sont plus attractifs sur internet, mais au prix brut s’ajoutent des frais d’envoi postaux plus ou moins importants. Et si ton produit vient de l'étranger, alors peuvent s’ajouter encore d'autres frais. Les frais de douane, par exemple, peuvent être facturés séparément dans un deuxième temps. Cela change considérablement le prix du produit.
Il est donc difficile de connaître à l’avance le montant exact dont tu devras t’acquitter, car tout dépend de la nature et de la valeur du produit.
Sécurité d'achat
Lorsque le début de l'adresse du site http://www devient https://www, cela signifie que la zone est théoriquement « sécurisée » et qu’il ne s’agit pas d’un serveur pirate déguisé. Et si ton ordinateur est correctement protégé (pare-feu, antivirus mis à jour), tu réduis les risques d’intrusions malveillantes.
Certains sites utilisent tes données personnelles pour les vendre à des tiers. Quand c’est le cas, cela doit être spécifié dans les conditions d’utilisations. Cocher ou décocher l’option « transmission des données à des fins marketing » lorsqu’il est possible de le faire permet d’éviter le transfert.
Si tu utilises un ordinateur public ou qui appartient à quelqu’un d’autre, n’oublie pas que l’explorateur (firefox, explorer, opera, etc.) peut conserver en mémoire certaines informations. Il suffit d’effacer l’historique et les cookies (dans le menu de l’explorateur) pour être certain que personne ne récupère tes informations.
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Cliquer c'est signer ! En cliquant sur "Je passe commande", tu signes un contrat de vente. La loi suisse ne prévoit aucun délai de rétractation ou autre droit de retour, à moins que l’article ait un défaut ou ne corresponde pas à la commande. Toutefois, certains sites de vente autorisent le renvoi et le remboursement de l’article pour autant que les « Conditions générales d’achat » le mentionnent.
Achats entre particulier·ère·s
Les sites de seconde main permettent d’acheter et de vendre directement entre particulier·ère·s, sans passer par une entreprise. Cela change la donne : la personne en face n’est pas soumise aux mêmes obligations légales qu’un·e commerçant·e, et il n’y a pas toujours d’intermédiaire pour garantir la transaction.
Certains éléments peuvent alerter, comme un prix nettement inférieur au marché, un compte créé récemment sans aucun avis, ou une demande de paiement en dehors de la plateforme (virement direct, carte-cadeau, service de transfert d’argent), des moyens qui laissent peu de traces en cas de souci.
En cas de doute sur une annonce ou un vendeur·euse, il est parfois possible de se renseigner auprès du service concerné avant de finaliser un achat.
Si tu veux en savoir plus :
Le site de la Fédération romande des consommateurs offre plein de conseils, avertissements et informations sur les achats en ligne, et plus généralement sur l’achat de produits (informations complètes réservées aux membres).