Dans la vie de certaines personnes, la religion et l’identité LGBTIQ+ ont une place importante. Selon les contextes religieux, il peut cependant arriver d'avoir l'impression d'osciller entre deux mondes distincts.

Dans certains milieux religieux, on peut entendre des discours tranchés sur l’identité de genre ou l’orientation affective et sexuelle. Les textes sacrés ont été écrits dans un contexte historique et culturel et selon la manière dont ils sont interprétés, ces textes peuvent parfois être utilisés pour remettre en question, rejeter ou condamner les réalités de vie des personnes LGBTIQ+.

Quels sont les enjeux ?

En tant que personne LGBTIQ+, le fait de vouloir vivre sa foi et construire son chemin spirituel peut parfois être source de difficultés.

Il arrive de se sentir rejeté·e par une communauté religieuse, incompris·e, ou simplement seul·e face à ces questionnements. Cela peut amener certaines personnes à entrer dans un dilemme entre le fait d’être pleinement soi-même et celui de rester fidèle à sa foi.

Tu n'est pas seul·e !

Certaines communautés créent des espaces sûrs où les personnes LGBTIQ+ peuvent pratiquer leur foi en restant elles-mêmes. Les attitudes envers la communauté LGBTIQ+ ne sont pas les mêmes partout : elles varient selon les traditions religieuses, mais aussi au sein d’une même tradition, selon les courants et les communautés.


Les groupes alliés LGBTIQ+ et spiritualité :

Vaud : Dans le cadre de l’Église réformée vaudoise, le groupe « À bras ouverts » réuni des jeunes de 15 à 45 ans pour des activités et des groupes de parole

Genève-Vaud : Dans le cadre de l’Église catholique romaine, une fois par an est organisée la « Walk of Faith », avec messe, marche animée et apéritif. L’Église catholique romaine propose également diverses activités et contacts ici.

Genève : L’Antenne LGBTI organise de nombreuses activités et podcast en dialogue avec les communautés chrétiennes.

Neuchâtel : L’association chrétienne Arc-en-ciel propose un groupe de parole et d’autres activités

Suisse : Le CCI (Carrefour de Chrétiens Inclusifs) regroupe des chrétien·ne·s. de toutes confessions souhaitant promouvoir une Église inclusive, c’est-à-dire pratiquant l’accueil inconditionnel de tou·te·s, quelle que soit leur identité de genre et leur orientation sexuelle.

France : L’association française : CALEM - ISLAM INCLUSIF - Confédération des associations LGBT, Euro-Africaines ou Musulmanes

Dans le judaïsme libéral : L’association Beit Haverim : Qui sommes-nous? – Beit Haverim


Pour te rappeler que tu es légitime
  • Personne n’a le droit de te faire penser ou sentir que le divin ne peut pas t'aimer comme tu es, ou que tu dois changer pour mériter l’amour de Dieu, le respect ou le salut.

  • Chaque être humain a le droit de vivre sa foi librement, quelle que soit son identité de genre ou son orientation sexuelle.

  • La foi ou la spiritualité sont personnelles. Tu as le droit de définir ta foi quelle que soit ta relation avec le divin et selon ton expérience.

  • Tu as le droit de t’éloigner d’un groupe si tu ressens une pression, même subtile, sur ton corps, tes émotions, tes idées ou ton comportement. Tes ressentis sont de bons indicateurs pour savoir si tu te sens bien dans ce groupe. Si ce n’est pas le cas, tu peux chercher des espaces plus accueillants où ton identité est respectée.

Qu'en est-t-il des thérapies de conversion ?

Les "thérapies de conversion" sont des pratiques qui prétendent changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d'une personne pour correspondre aux normes religieuses d’un groupe. Elles peuvent prendre différents noms comme « prière de délivrance », « thérapie réintégrative » ou « prière de guérison ».

Ces pratiques partent du principe que toute orientation affective ou sexuelle non-hétérosexuelle est un péché et sont encore promues dans certaines communautés traditionalistes comme étant "la solution" aux questionnements d’une personne.

Elles peuvent avoir des effets très lourds sur le bien-être mental et émotionnel, comme une baisse de l’estime de soi, l’isolement, le rejet de ses propres émotions ou besoins, des difficultés dans sa relation à Dieu, et parfois des pensées suicidaires.

Ces "thérapies" sont condamnées par plusieurs organisations internationales et par de nombreuses églises en Suisse et à l’étranger. En Suisse, elles sont interdites dans les cantons de Neuchâtel, Vaud et Valais, et d’autres cantons sont en train de les faire interdire.

Si tu as vécu une ou des séances qui te semblent être des "thérapie de conversion", n'hésite pas à prendre contact avec des associations religieuses pour parler de ce que tu as vécu et trouver du soutien.

Pour aller plus loin :

Un article pour y réfléchir : «La foi, c’est une chose à soi, et personne ne peut nous l’enlever» – 360° »

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Avec le soutien financier de la Confédération.

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