Question (Fille / 2003)

Bonjour,
J’espère que vous allez bien? :)
Je viens aujourd’hui parler un peu de la suite de mon parcours un peu catastrophique…
Pour vous remettre en situation il y a cela un peu près 6 mois j’ai fait un texte expliquant que j’étais actuellement en apprentissage, maturité intégrée avec un taux de pourcentage à 80 au travail (réduction de 20%) du à des fortes crises d’anxiété.
J’ai fait toute les démarches nécessaire afin que le taux de 80% soit validé sans année supplémentaire le tout à finalement été validé par la DGEP.
Sur le plan tout paraissait nickel, malheureusement pas en réalité. Ma bosse me faisait travailler 3h de plus par semaine et j’ai commencé à compenser ma fatigue en loupant mes jours de cours. Au fur et à mesure, avec tout le retard cumulé il m’était impossible d’y retourner, j’ai suivi cette lancée de mi-octobre jusqu’au vacances de décembre.
Arrive janvier ou mon contrat est rompu le jour de la reprise (5 janvier), comment bien commencer l’année. :))
Mais que c’est il passé?
En gros j’ai quelqu’un qui m’aide pour mon apprentissage et comme dit précédemment je travaillais 3h de trop par rapport à mon certificat médical, je n’en avait pas encore parlé à ma bosse depuis novembre car on était en sous-effectif et en pleine période de rush, je me suis dit que j’allais prendre sur moi et recommencer l’année sur des bonnes bases.
On a décidé avec mon coach fin décembre d’envoyer un mail expliquant à ma bosse la situation suite à quoi, dans mon dos elle a remué toute la DGEP allant jusqu’à la cheffe de pôle car je cite « c’est pas possible que je travail 3h de trop par semaine ». Donc moi j’arrive le lundi complètement soûlée qu’elle passe sa vie à faire des fourberies dans mon dos. Je tiens à dire que dans cette histoire je peux passer pour la kassos de service, mais je suis quelqu’un de très investie au travail, les clients me demandaient personnellement, je faisais de gros panier moyen, j’avais encore le temps de ranger parfaitement le magasin et même de m’ennuyer tout en étant à 80% et la cerise sur le gâteau une moyenne de 6 en cours pro. Enfaite la chose qui a poser soucis c’est pas mes capacités mais le fait que les employeurs compte uniquement sur les apprentis pour de la main d’œuvre pas cher car avant mon apprentissage je travaillais déjà la bas et tout ce passait à merveille, dès que je suis passée apprentie ma bosse m’a donné le minimum du minimum (5 sem vac, samedi travail, salaire minimum, pas de 13eme, 1 habit de travail sur 3 ans et pas le droit au vacances d’hiver), alors que j’étais déjà 100% formée. Déjà là ça ne fonctionnait pas, mais il y avait plein d’autres soucis car d’une part elle connaissait ma maman et prenait des choses de ma vie privée contre moi d’une autre part elle crachait son venin partout puis niait par la suite. Par exemple elle a dit que je manipulais mon psychiatre pour avoir des certificats, que je m’habillais comme une pute et tant d’autre. Un environnement plus qu’affreux pour quelqu’un d’extrêmement anxieux. Sur cette petite aparté revenons à nos moutons.
Lundi 5 janvier, on discute et on arrive à la conclusion que l’on ne s’entend plus. Elle me propose 3 solutions:
- Continuer mon apprentissage et reprendre à un taux de 100%
- Descendre en CFC non matu et reprendre à 100%
-Faire une pause d’une année et reprendre à 100%

En gros blc de mon 80% et de ma santé mentale. Sur ce il ne me reste d’autre choix que de partir donc je décide de signer la résiliation du contrat.
Directement après j’ai un poids en moins, le lendemain j’arrive même à retourner en cours, je finis par rattraper tous les tests manqués les semaines suivantes.
Mais à côté je dois retrouver un apprentissage dans un domaine où il n’y que très peu de place et je dois trouver 80% plus maturité acceptés. Défis presque impossible. J’ai aussi totalement décroché les révisions ce qui me paniquent énormément. Ayant beaucoup de temps libre en ce moment, j’ai commencé à me renfermé sur moi, c’est à dire « peur de sortir, dormir à longueur de journée, me trouver hideuse physiquement et mentalement, peine à prendre soin de moi bref, la cata… je n’ai plus aucune motivation, ni pour trouver du travail, ni pour aller en cours, ni pour voir du monde.
Ça me rend particulièrement triste car j’avais enfin trouver une classe bienveillante avec des profs et camarades incroyables, mais j’ai tellement encaissé que je n’arrive plus à me battre pour rien. Ces derniers temps j’ai recommencé à sécher, chaque matin crise d’angoisse puis fuite par le dodo, je n’ai plus la force de me battre pour cet apprentissage. Je n’arrive pas à concevoir le fait d’avoir autant investi d’énergie dans quelque pour être dégagée comme une merde du jour au lendemain…
ça me prend aux entrailles et ça me fend le cœur de le dire mais j’ai abandonné…
J’ai gâché mes dernières chances en loupant encore les cours cette semaine.
Je vais être obligée de redoubler et de perdre ma classe et mes profs alors que c’était ma seule source de motivation dans cet apprentissage. Je ne sais plus comment m’y prendre… je fais miroiter à tous le monde le fait que je vais être plus présente, que je vais arrêter de louper, que j’ai envie de me battre mais en vrai j’ai totalement lâcher l’affaire et je n’ose pas leur dire, j’arrive pas à partir, j’arrive pas à me dire que j’y retournerais plus, j’ai jamais eu envie de ça… je veux disparaître de cette situation, tout recommencer depuis le début. C’est trop tard et je le sais, je me sens complètement dépassée par tout, je suis désespérée et j’aurais vraiment besoin qu’on m’aiguille car je fonce droit dans le mur…
Merci encore d’avoir pris le temps de lire! :))

Réponse

Tu fais preuve d'un grand courage en partageant tes difficultés, et confier ce que tu as sur le cœur à des personnes de confiance est le premier pas pour aller mieux.

D'abord, sache que ton parcours n'est absolument pas catastrophique, et que cela arrive dans la vie de la plupart des personnes de rencontrer des difficultés durant sa formation ou sur son lieu de travail. Tu peux regarder avec fierté le chemin accompli jusque-là, car tu as réussi à trouver une place d'apprentissage, tu as su parler de tes difficultés avec des professionnel·le·s (coach et médecin ou psy) et organiser ta formation avec l'école et la DGEP pour continuer ton apprentissage tout en préservant ta santé. C'est remarquable de ta part !

Malheureusement, tu décris une situation de conflit avec ta cheffe au travail, qui semble ne pas avoir respecté les limites que tu avais mises de travailler à 80% pour préserver ta santé, et c'est légitime que ça t'affecte. Il est important que tu ne restes pas seule avec cette situation, et que tu fasses valoir tes droits. Nous te recommandons vivement d'en parler avec le·la commissaire d'apprentissage, un·e conseillèr·e aux apprenti·e·s ou de contacter Jet Service. Ces personnes pourront t'accompagner pour savoir si tout a été fait correctement dans ce conflit, et comment tu pourrais mieux te protéger à l'avenir.

Tu peux aussi demander du soutien pour trouver une nouvelle place d'apprentissage ou faire le bilan sur ta situation, en contactant les professionnel·le·s de l'orientation via le guichet de la T1. Il est très facile de demander un rendez-vous via le formulaire sur leur site internet.

Enfin, il est souvent difficile de traverser toute seule les souvenirs parfois traumatiques d'un conflit au travail, et cela peut affecter la confiance en soi, la motivation, la capacité à construire de nouveaux projets, etc. Nous t'encourageons donc à trouver du soutien auprès d'un·e professionnel·le de la santé, par exemple médecin traitant, psychologue, psychiatre, etc. Tu peux aussi bien sûr en parler à des personnes de confiance dans ton entourage, qui sauront te soutenir dans ces moments difficiles.

Tu trouveras d'autres ressources en lien.

Nous te souhaitons le meilleur pour la suite, et n'hésite pas à revenir vers nous autant que nécessaire !

Prends soin de toi,

L'équipe ontecoute.ch


En cas de conflit au travail - Articles - ontécoute.ch
Soutien aux apprenti-e-s en formation duale | État de Vaud
Questions de jeunes - Jet Service du CSP Vaud
Echec de la formation : et maintenant ? - Articles - ontécoute.ch
Pour les jeunes à la recherche d'une solution de formation après l'école obligatoire (T1) | État de Vaud
Dernière modification le 15 mars 2026

Avec le soutien de

Avec le soutien financier de la Confédération.

Ouvrir les actions