L’éco-anxiété dans l'activisme
Dernière modification le 3 décembre 2025
Ce n’est pas toujours facile de rester serein·e face à l’actualité. L’impression que le monde va mal, la culpabilité de ne pas en faire assez, l’angoisse de l’avenir…
Beaucoup de jeunes adultes vivent une forme d’inquiétude diffuse, de colère, ou encore de fatigue morale face à tout cela. Ce mal-être porte un nom : l’éco-anxiété.
C’est une réaction légitime et humaine. Mais elle peut devenir lourde à porter, surtout si tu as l’impression de devoir porter tout ça seul·e.
Voici quelques pistes pour prendre un peu de recul et prendre soin de toi :
I. Se concentrer sur ce que l’on peut contrôler
Tu fais peut-être déjà attention à tes gestes du quotidien. Tu essaies de t’informer, de faire ta part, peut-être même de t’engager davantage. Et malgré ça, tu peux avoir l’impression que c’est insuffisant.
C’est un ressenti fréquent et légitime. Parce qu’en réalité, les causes sont en partie collectives, systémiques ou encore politiques.
Il est alors important de se poser des questions comme : Qu’est-ce qui a du sens pour moi, aujourd’hui ? À quoi ai-je envie de contribuer, à mon rythme ?
Et surtout : ce que tu fais compte, même si ce n’est pas parfait.
II. Prendre de la distance avec l’actualité
L’exposition constante aux mauvaises nouvelles peut aggraver l’éco-anxiété, dont le sentiment d’impuissance. À l’inverse, on peut aussi voir défiler tant d’informations qu’on devient indifférent·e.
Quand tu en ressens le besoin, tu as le droit de prendre du recul et de faire autre chose, comme passer du temps entre ami·e·s, pratiquer un loisir ou juste passer du temps dans la nature.
III. S’appuyer sur une communauté
Même si parfois, tu te sens seul·e face à tout ça, tu ne l’es pas.
D’autres personnes vivent des émotions proches des tiennes. Parler avec elles, partager ce que tu ressens, peut soulager et ouvrir des portes vers des formes d’engagement plus collectives, moins solitaires.
Article inspiré des kits pédagogiques de Young Activists Summit (YAS)
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